Journal d’un sociologue en prison

« Tu vas aller en prison ? Ne reste pas mon frère, nous sommes mieux ici. » me dit le chauffeur de taxi-moto d’un ton plaisant. Il me dépose devant la prison civile du Cap-Haïtien. Mon cœur palpite au rythme des tambours au cœur de la cérémonie. Une centaine d’individus se tiennent à la file indienne, attendant le temps des visites. Je retire mon insigne du cahier qui est entre mes mains, je m’approche de l’autre porte, où un policier s’érige en sentinelle. J’avance en regardant son visage crispé. L’insigne présenté rejette son regard stéréotypé. Il ouvre la porte et me souhaite la bienvenue, en m’indiquant du doigt l’accueil.

Ma tenue vestimentaire

Un mercredi. Le jour du match aller de la Champions League opposant le Bayern Munich au Real Madrid. Les policiers se versent à corps perdu dans le match à travers une télé qui laisse voir que quelques mouvements, ou les joueurs en gros plan. Je les salue, et quelques-uns bougonnent. « Vous avez besoin de qui ? » gronde un, assis en califourchon sur un tabourin. Je présente ma lettre, et il m’indique le chef de poste. Ce dernier prend la lettre et grimpe l’escalier qui est à gauche de la salle pour voir un supérieur.

Entre temps, je m’assis sur un banc tremblant. « Tu es le fils de Mèt Sergo ? » m’interroge un policier. « Non, je suis son étudiant ». Mèt Sergo est le pseudo du professeur Sergilus Docteur, très connu à Cap-Haïtien. Il est surtout connu pour sa chevelure afro, et son habitude à mettre des gwayabèl. Oui. J’étais presque comme lui. Un gwayabèl, un pantalon gris et un soulier marron. Et, le policier me sourit : « Vous êtes la bienvenue, il est aussi mon professeur à l’Université Publique ». Au retour du chef de poste, il trouve l’accès de me laisser intervenir auprès des détenus. Sous sa demande, je laisse mon sac dans un bureau qui se trouve à droite du couloir. J’ai en main seulement une plume et un carnet de note, l’utilisation du téléphone portable est interdite.

Contact avec le terrain

Je suis entré sur le terrain vide. Comme le chercheur itinérant (Denis, 2004). Je suis ici sans outils méthodologiques raffinés. Je suis ce vagabond qui flâne entre les gigantesques, près de ces barreaux rouillés, sans une grille d’observation, sans un objet d’étude. Quand le policier me demande en quoi consiste mon travail, je ne sais quoi répondre, mais je suis là. Je suis le policier, nous passons entre un couloir qui donne vue de la cuisine crasseuse. Je regarde partout et ailleurs, comme les jeunes gens qui déambulent dans les centres urbains, qui offrent une image peu reluisante de la réussite sociale (Denis, 2004). Je suis là avec l’idée de construire mon savoir dans l’itinéraire. En aucun cas, je ne suis pas ce chercheur prométhéen qui cherche « à mesurer, à maitriser et à transformer la réalité afin de se l’approprier » (Denis, 2004 : 116). Je suis sur le terrain. J’observe tout. Je regarde les geôliers qui font signe de fatigue. « Voilà ! Tu es sur le terrain, fais ce que tu veux. Je reviens de temps à autre » fit le policier. « Hey ! Les détenus, il est un étudiant, parle-lui » crie-t-il.

La demeure de la peur

Le policier s’en va, me laissant près de la cellule 1. Je salue les prisonniers, certains me dévisagent, d’autres ont l’air content de me parler. L’odeur nauséabonde que dégage la cellule me dérange. Les détenus se concentrent très des barreaux pour pouvoir résister à la chaleur. Des mains pendues qui près de moi m’effraient. Des détenus qui servent la nourriture aux autres circulent dans la cour, et donnent le caractère de meurtriers. Certains, tatoués, marquent les pas, on dirait, en voulant m’attaquer. Je tourne en rond. Pas même un policier. Ceux qui somnolaient ne sont plus là. « Déplace petit, des prisonniers dangereux ! » scande un geôlier qui vient de je ne sais d’où, avec en main une arme de grand calibre. Je m’accole au mur de la cellule. Je tremble de peur. Les détenus qui ont l’air de psychopathes me regardent comme les vampires dans les films américains. Je pense à ce détenu qui s’arrête pour dire « ici je n’ai rien à perdre, je suis condamné à perpétuité, je peux t’égorger » (Zanna, 2010). C’est à ce moment que survient un grand bruit. On dirait une évasion. La prison est secouée.

Des conjonctures, il faut agir !

Rien de grave. Le Real Madrid égalise. Ce n’était pas prévu. D’ailleurs, je suis un chercheur itinérant. Je dois renverser la situation pour sauver la recherche. Les détenus qui voulaient bien me parler vont se concentrer sur la télé qui est dans la cellule. Plus personne n’est proche de la porte. Le match a pris l’âme des policiers, et maintenant celle des détenus. Je suis obligé d’attendre la fin du match, plus d’une quinzaine de minutes pour commencer mon travail.

Comme chercheur itinérant, en arrivant sur le terrain, j’ai opté pour effectuer mon travail sur l’origine sociale des détenus. Et, pour l’utilisation de l’entretien comme technique de recueil de données. Cette situation causée par le but me procure d’autres champs d’observation. Je profite d’observer le rapport entre les détenus, les rapports de pouvoir dans la cellule, entre autres.

Un terrain difficile

« Le terrain n’est pas facile jeunot », remarque un policier en tapotant mon dos, semblerait-il, qu’il ait des connaissances en matière d’enquête policière. Je me suis vite rendu compte que le terrain est non seulement difficile mais aussi dangereux. Je suis dans une zone de violence, d’insécurité et d’incertitude (Boumaza & Campana, 2007). Des affrontements divers. Des jeux de pouvoir. Des moments de tensions. Des conflits. Et, des situations qui entravent les relations enquêteurs/enquêtés.

De telles situations exigent l’adoption d’autre arme dans l’arsenal de méthodes que doit avoir le chercheur. En effet, je suis obligé de faire des ajustements méthodologiques (Boumaza & Campana, 2007). Venir sur le terrain en chercheur itinérant, comme je le fais, est un plus. Dans un cas pareil, si j’étais strictement enfermé dans une méthode précise, une technique ou une position doctrinale ou épistémologique, je serais comme enfermé dans une cage.

Une institution contraignante

Je laisse les détenus quelques minutes se divertissent dans le match. J’observe quelques minutes. Je veux bien déplacer pour visiter d’autres espaces. Je ne peux guère. En prison, on ne peut pas se déplacer seul. On risque de se faire prendre pour un détenu. L’institution est contraignante. C’est bien un ensemble de réalité qui nous limite dans ce terrain. On ne peut interroger un détenu sans l’approbation des responsables. Et, dans mon cas, c’est encore pire. L’entretien avec un détenu ne peut se faire qu’en présence des autres. Il n’y a pas de salle d’interrogatoire, ou du moins, elle n’est pas à ma disposition. Le temps est très limité. On ne m’autorise de passer que deux heures. Après quoi, ce sera l’heure de se baigner. Alors personne d’autre ne pourra rester dans la cour.

Le choc des cultures

Si ma tenue vestimentaire m’a facilité l’étape des policiers, ce n’est pas le cas auprès des prisonniers. Oui, j’ai commis l’erreur de me revêtir comme un étranger, et ma tenue prouve l’énorme distance entre moi et les autres. Comment s’en sortir ? Le match est terminé. La joie est sur le visage de la majorité. Ils sont apparemment, pour la plupart, fans du Real Madrid. Ils sont focus sur moi. Mes chaussures retiennent l’admiration de plus d’un. Tandis que je réalise l’entretien avec un, le chef de la cellule, qui me servira plus tard d’intermédiaire, des groupes de détenus chuchotent. J’arrive à comprendre que je suis pris pour quelqu’un qui a de l’argent. Trois courtes lettres me parviennent, sollicitant respectivement, de l’argent, des vêtements et des médicaments. Malgré la précision sur le fait que je sois étudiant, on ne veut pas le croire. Plutôt, un type des ONGs, de la fonction publique.

En outre, mon niveau d’éducation a fait problème. Pour effectuer l’entretien, je n’ai pas de magnétophone, et je ne peux pas utiliser mon téléphone. Cette contrainte à favoriser un changement rapide de technique. Je suis obligé de noter tous ceux que les enquêtés me disent. En effet, je me trouve dans l’obligation d’écrire très vite, et même sans regarder le cahier. « Regarde ! Il écrit sans regarder ! » exclame un jeune homme qui s’assit torse nue sur le macadam. Et ma façon d’écrire retient l’attention des enquêtés, une attention que je dois rapidement regagner.

Au départ, mon langage n’est pas du tout compris. Je suis habitué à ce langage technique, ces mots ronflants. C’est difficile à comprendre. Tandis que les interviewés sont plutôt vagues. Ils utilisent les mots comme ils veulent. Conscient de ce problème, je change de langage pour m’adapter aux indigènes. C’est difficile. Au départ, les indigènes le remarquent. Et, au fur à mesure, je deviens plus à l’aise sur le terrain.

Le temps de s’adapter

Dans le cadre de mon travail, le temps paraît trop bref pour m’adapter aux indigènes. Intériorisé les us et coutumes est très difficile dans ce si peu de temps. Or cette question est cruciale. Dans leur article « Enquêter en milieu difficile », Boumaza et Campana relève l’importance du temps dans l’enquête ethnographie. Il souligne qu’il faut s’intégrer dans le groupe afin que sa présence devienne naturelle. Pour se faire les auteurs proposent de passer une période de temps considérable sur le terrain.

Suis-je l’enquêté ?

Nous sommes souvent confrontés à ces genres de problèmes. Où l’enquêté pense que nous venons pour les aider directement, soit nous sommes décideurs ou nous pouvons directement pousser l’État à agir. Ou du moins, les rôles sont inversés. « Réponds-moi à cette question. Je ne suis pas juste ? » ou encore « Ne devrais-je pas être libre maintenant ? » « Pourquoi la justice nous oubli ? » Dans ces situations, je ne trouvais pas quoi dire immédiatement. Et là, les détenus discutent sur leur droit de me questionner.

Je prends le contrôle de la situation, en me transformant en motivateur. Je réponds brièvement en montrant la situation du pays, en reconnaissant les difficultés du système judiciaire. Et après j’inverse la situation pour retrouver le bien de l’enquête. Je comprends que je dois répondre, mais je ne dois pas me tarder sur la réponse. Parce que dans cette situation, l’important est de trouver des données. Alors, si me transformer en juriste, en un aide n’est pas un problème, je le fais. L’important est de ne pas perdre trop de temps. Cela arrive parfois que certaines enquêtes ne décident pas de répondre. Dans mon cas, je suis obligé d’intervenir sur des sujets que je ne connais même pas.

Des compromis

Dans l’article « Enquêter en milieu difficile », les auteures soulignent la force des compromis dans la situation d’enquête (Boumaza et Campana, 2007). Et, surtout sur les terrains dangereux. « Les enquêtes en terrain difficile exigent du chercheur qu’il donne des gages » écrivent-elles. L’une des particularités des travaux en sciences sociales sur la méthodologie qualitative, on dirait que rien n’est encore défini. C’est au chercheur en situation d’enquête de définir les stratégies adoptées dans telle ou telle circonstance, face à telle conjoncture.

Je suis obligé de donner des gages. Le détenu dans une certaine mesure qui me sert d’intermédiaire, a quelque chose à faire passer. Il pense que je suis la meilleure option. Pas grand-chose. Juste un message par téléphone. Je prends le papier qui écrit le numéro de la personne et le message à l’insu des policiers. Dès lors, tout devient facile. Il m’appelle d’autres détenus, ils les incitent à collaborer.

Plus loin, certains détenus m’expliquent leur situation, et me demandent de m’engager à les aider de retrouver justice, ou la personne qui l’a emprisonné. Il ne voulait rien dire sans confirmer que je peux l’aider dans sa situation. Je promets de l’aider. Avant même de commencer mon entretien, je recueille des informations sur son casier judiciaire, et sur son arrestation. Il est confiant vraiment que j’allais faire quelque-chose. À ce moment, il me donne toute l’information désirée. Cette promesse provoque l’intérêt de plus un. Il faut dire, je ne fais pas de promesse que je ne peux pas tenir. Ou du moins, je ne voulais pas faire de promesse que je ne peux pas tenir. Mais, la situation demande que je décide pour recueillir des données ou ne décide pas pour tuer la vie de l’enquête.

Retenir mes larmes

L’un d’entre ceux que j’ai promis de pencher sur sa situation m’explique son histoire. Une histoire triste. Il décrit son trajet de Les Irois à la République Dominicaine. Sa vie comme coupeur de cannes. Sa déportation. Et son arrestation à Cap-Haïtien. Je ne peux retenir mes larmes. La cellule devient triste et sombre. Je suis bien obligé d’essuyer mes yeux et penser que je ne suis pas là pour ça. Je retranscris fidèlement son récit. Sans trop tarder sur son cas, je passe à une autre personne. Je prends cette décision pour que l’enquête ne tombe pas dans une sorte d’étude de cas clinique, ou encore en un simple récit qui fait crier, qui attriste enquêteur et enquêté.

« J’ai aussi quelques choses à dire »

Il fait tard. C’est déjà l’heure de m’en aller. Surtout, j’ai un rendez-vous avec ma copine, elle n’a pas de téléphone, elle m’attend juste quelque pas. Je remercie les détenus d’avoir collaboré, et surtout je donne rendez-vous dans quelques jours pour les suivis.

C’est à ce moment qu’un détenu se lève et m’exige de l’entendre. « J’ai aussi quelques choses à dire. J’ai une histoire à raconter » crie-t-il. Je le fais savoir que je n’ai plus de temps, j’ai un rendez-vous important, et je reviendrai au plus vite pour l’écouter. Il refuse. Il avance que j’ai écouté les autres, et lui, je ne l’accorde pas d’importance. Soi-disant qu’il n’est pas important à mes yeux. Je le fais savoir qu’il est important, et même plus qu’important. Et, je l’accorde quelques minutes. Son histoire est tellement émouvante, et riche en données à analyser. Je peux dire que c’est le meilleur entretien réalisé. Comme il l’a dit, son histoire mérite bien d’être racontée. Là encore, la conjoncture m’a exigé de changer l’agenda.

C’est moi l’enquêteur

Tout est terminé maintenant. Je suis allé voir le chef de poste pour le remercier, prendre mon sac, et planifier un prochain rendez-vous. Et surtout, au départ, il m’a promis un court entretien au sujet de sa fonction, et son rapport au détenu. Nous sommes assis dans son bureau, je n’ai pas trop de temps, je ne dois pas rater le rendez-vous, mais c’est très important l’entretien. Le policier commence avec une série de questions, au sujet de mon niveau d’étude, mon parcours intellectuel. Il me conseille, après ma licence, de postuler comme sociologue dans l’institution, et me promet de faciliter l’acheminement de mon dossier auprès des responsables pour les suivis. Il me conseille sur l’entretien, l’enquête. On dirait qu’il fait un cours, ou qu’il est l’enquêteur.

En fait, je suis obligé de refaire ma présentation. Je le dis que j’étudie la sociologie, je suis poète et j’ai des prix internationaux, je publie dans les grands quotidiens du pays. C’est à ce moment qu’il comprend que je ne suis pas n’importe qui. Et je présente surtout mes capitaux sociaux, économiques et symboliques. Je reconnais que les dispositions de l’enquêteur et sa position dépendent au moins autant de l’accumulation de capital économique, social et symbolique de ses parents que de sa place dans le système universitaire : tout au cours de l’interaction, les attitudes, le degré de maîtrise de la situation et la capacité à faire face diffèrent selon le « passé social » de chacun (Hélène Chamboredon et al, 1994). Et, l’utilisation de cette stratégie a marché. Malgré tout, je suis toujours dans cette position de faiblesse face à l’enquêté à cause de ma position d’étudiant (Hélène Chamboredon et al, 1994). Mais, au fur et à mesure, je transforme la relation, les rapports de pouvoir et de domination dans les interactions.

Il faut dire, au début, l’entretien avec cet expérimenté, qui fait un master II en criminologie, et qui a déjà brigué plein de postes qui lui procurent beaucoup d’expérience ressemblait à une séance de travail entre directeur de travail de fin d’études et d’étudiant. Il y a peut-être d’autres moyens de renverser ces situations, et je trouve de bons résultats.

Et… enfin

Je suis maintenant sur la place d’Armes du Cap-Haïtien. C’est à ce moment que je me suis rendu compte que j’ai donné tout l’argent que j’avais, pour me restaurer et pour payer les frais de transport, à un prisonnier. Je n’ai pas même réfléchi. J’ai donné tout ce que j’avais. Maintenant je n’ai même pas un sou pour me restaurer, le pire, je ne peux me rendre chez moi. J’arrête de penser à cela. Je prends le message du détenu qui me servait d’intermédiaire. Je pense à faire passer le message. Je prends mon téléphone et compose le numéro. Non. Cela pourrait avoir des répercussions. Je ne le fais pas. Je pense à donner un mensonge à mon retour sur le terrain.

Je suis là depuis plus deux heures. Elle ne vient pas encore. Peut-être qu’elle est déjà partie. Et, elle s’envolera demain pour ce pays si lointain.

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Beaud, S. (1996). L’usage de l’entretien en sciences sociales. Plaidoyer pour l’entretien ethnographique. Politix. Vol 9 (No 35), p. 226-257.

Boumaza, M. et Campana, A. (2007). Enquêter en milieu « difficile ». Revue française de science politique. Vol. 57, p. 5-25.

Chamboredon, H. et al. (1994). S’imposer aux imposants. A propos de quelques obstacles rencontrés par des sociologues débutants dans la pratique et l’usage de l’entretien. Genèses. 16, p.114-132.

Chantraine, G. (2004). Par-delà les murs. Paris : PUF.

Combessie, P. (2009). Sociologie de la prison. Paris : La Découverte.

Denis, J. (2005). Le chercheur itinérant, son éthique de la rencontre et les critères de validation de sa production scientifique. Association pour la recherche qualitative. No 1, pp. 115-127.

Dumez, H. (2011). « Qu’est-ce que la recherche qualitative ? ». Le Libellio d’Aegis. 7 (4 – Hiver), pp.47-58.

Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.

Mauger, G. (1991). Enquêter en milieu populaire. Genèses. 6, pp. 125-143.

Zanna, O. (2010). Un sociologue en prison. Nouvelle revue de psychosociologie. 1 (n° 9), p. 149-162.

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