Riche, mais pauvre : quand Haïti dort sur des mines

Il n’est pas étonnant que la majorité des pays pauvres dorment sur des mines qui s’estiment à des centaines de milliards de dollars.

C’est le cas notamment de plusieurs pays d’Afrique, ce continent qui compte à lui seul près de cinquante millions de mines (Reeves et Lenoir, Mal de terre, 2003). Par exemple, Angola, l’un des pays les plus pauvres au monde, qui compte quinze millions de mines pour seulement onze millions d’habitants. Qu’ils sont riches !

C’est également le cas d’Haïti, l’un des pays les plus pauvres au monde. Malgré l’histoire des grandes exploitations minières, qui remonte à la période coloniale, son sous-sol est toujours très riche.

Parmi les nombreuses mines qu’il abrite, on peut citer entre autres des mines de bauxite, d’iridium, de cuivre, d’or, de marbre, de jaspe, de pouzzolane. L’extraction des mines d’or du pays peut rapporter des bénéfices de quelque 20 milliards de dollars, selon une enquête réalisée par Ayiti Je Kale.

Selon un rapport du Bureau des mines et de l’énergie (BME) le pays ne compte plus d’une centaine de mines. Et leur extraction procurait des centaines de milliards de dollars. Oui, plus que le fonds Petro Caribe. Alors, ce n’est pas une mince affaire. De l’argent qui pourrait construire des écoles, des universités, des routes, des centres sportifs, en un mot, qui pourrait mettre le pays sur les rails du développement.

En réalité, Haïti est un riche, en matière de ressource minière, malgré tout, pauvre. L’extraction ces mines est l’un des éléments nécessaires pour son développement.

Toutefois, ces opérations coûtent cher, et elles ont des conséquences dramatiques pour les hommes, et représentent un désastre économique et écologique (Ibid., p. 147).

MocoM

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