« Pays lock », une opération pour renverser le système

Nous sommes le 14 février 2019. Et le président Jovenel Moïse vient tout juste de beau s’adresser à la nation, après près d’une semaine de manifestatio\nns violentes. Le pays est « lock » : barricades de pneus enflammés sont érigés partout par les protestataires, paralysie totale des activités, scènes de pillages. Pourtant, le pouvoir reste indifférent.

Le parlement, jugé inutile

Si cette passivité dérange plusieurs acteurs, il n’est pas le problème de grande partie des manifestants. Pour ces derniers, l’important n’est guère une parole rassurante du président ou des mensonges comme d’habitude, ils attendent plutôt la démission du président ; et, pour les plus radicaux, celle du premier ministre et même le renvoi du parlement, jugé inutile.

Jovenel Moïse, une victime du système

Le combat est loin d’être contre le président Moïse, qui est lui aussi une victime, mais plutôt contre le « système ». Ce système, mis en place depuis avant 1804, est construit sur une relation d’inimitié entre la bourgeoisie et les masses, et qui ne cesse d’élargir le fossé entre les classes sociales.

Depuis le début du scandale Petrocaribe en août dernier, le système est mis en question par les jeunes qui réclament la tenue du procès Petrocaribe, et s’insurgent contre la cherté de la vie, l’inflation, la dépréciation de la gourde, entre autres.

Un mandat defini seulement par sa durée, et non par son contenu

Entamées le 7 février dernier, soit quelques jours après la publication du rapport partiel sur la gestion du fonds Petrocaribe par la Cour supérieur des comptes et du Contentieux administratif, ces manifestations n’ont pas tardé de passer d’être très violentes, et continuent de faire des victimes. Les protestataires continuent d’exiger la démission du président. Et, apparemment, ce dernier ne manifeste pas la volonté de partir. De plus, des observateurs et sympathisants du régime, pseudo-défenseurs de la démocratie, plaident pour l’achèvement du mandat du président, mandat (malheureusement) défini par sa durée et non par son contenu.

Le président perd le contrôle du navire

Pourtant, Jovenel Moïse ne dirige rien. Il perd le contrôle du navire, malgré tout, il a peur de l’abandonner, ou du moins, ses maîtres le contraignent d’y rester. Est-ce au nom de la démocratie et du courage pour qu’on laisse une classe politique détruit la vie, l’avenir et l’espoir d’un peuple ? Une démocratie qui n’est pas sociale est-elle réellement une démocratie ?

… la face visible de l’iceberg

Bien entendu, je ne suis pas contre la démocratie, mais plutôt contre cette situation chaotique, infernale. Aboutir à la démission du président et du premier ministre, renvoyer le parlement, qui ne représentent que la face visible de l’iceberg est aujourd’hui une nécessité. Et, nous nous engageons.

MocoM

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